Du 19 au 23 janvier 2026, la 9th Tanzania Annual ICT Conference (TAIC-2025) s’est tenue à Dar es Salaam, en Tanzanie. L’événement a été organisé par le partenaire du Programme, la Commission des TIC de Tanzanie. Andrey Maslov, directeur du Centre d’études africaines de la HSE et coordinateur du Programme de partage des connaissances sur la gouvernance électronique , a participé à la conférence.

Dans sa présentation intitulée « La gouvernance électronique en Tanzanie en 2026 : Perspectives et Défis », Andrey Maslov a présenté le Programme de partage des connaissances sur la gouvernance électronique destiné aux responsables africains, mis en œuvre depuis 2022 avec le soutien du gouvernement russe et de la société « Innopraktika ». Il a évoqué les principaux événements consacrés à la gouvernance électronique organisés dans le cadre du Programme, tant en Russie qu’en Afrique, et a mentionné ses principaux participants et partenaires, notamment la Commission des TIC de Tanzanie. La coopération a débuté lorsque son directeur général, Nkundwe Moses Mwasaga, a participé à la Semaine hivernale de partage des connaissances sur la gouvernance électronique pour les responsables africains en décembre 2023. Elle s’est poursuivie après la signature d’un accord de coopération en juillet 2025.

En outre, Andrey Maslov a présenté un profil de la gouvernance électronique en Tanzanie, élaboré dans le cadre du Programme en collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA/ONU). Ce document met en lumière les progrès réalisés par la Tanzanie dans le domaine de la gouvernance numérique et présente les principales plateformes numériques dans les secteurs de la fiscalité, de l’éducation et de la santé. L’intervenant a également invité les experts tanzaniens participant à la conférence à collaborer au développement du Hub de connaissances sur la gouvernance électronique (e-Governance Knowledge Hub).

Poursuivant son intervention, Andrey Maslov a abordé la question de la souveraineté numérique et de ses différentes composantes dans le contexte tanzanien. Il a souligné que la souveraineté numérique et le niveau de développement numérique sont étroitement liés, sans pour autant se déterminer mutuellement : l’élévation du niveau de développement numérique doit s’accompagner d’investissements publics ciblés dans les instruments de la souveraineté numérique.