E-Government Development in Madagascar
Overview
Le développement du gouvernement électronique à Madagascar a évolué sur deux décennies, sous l’impulsion des réformes nationales et des partenariats internationaux. Le processus a débuté au début des années 2000, prenant de l’ampleur avec le décret n° 2005-327, qui a établi le cadre institutionnel de la gouvernance électronique, incluant la création d’agences dédiées et de départements des systèmes d’information au sein des entités publiques. Des lois ultérieures ont précisé la place de la gouvernance électronique dans le contexte plus large de la réforme des télécommunications.
Entre 2005 et 2012, des avancées majeures ont été réalisées grâce au soutien de la Banque africaine de développement et du gouvernement malgache, qui ont conjointement investi plus de 21 millions de dollars pour moderniser les services douaniers, fiscaux et administratifs à l’aide d’outils numériques. Cette période a également vu le déploiement du Système informatisé de gestion des marchés publics (SIGMP) et du Système intégré standardisé d’administration fiscale gouvernementale (Standard Integrated Government Tax Administration System, SIGTAS), jetant les bases de réformes numériques plus larges.
Digitalization timeline
Topics and services
Régulateurs
Ministère du Développement Numérique, des Postes et des Télécommunications (MNDPT)
Le ministère est responsable de la politique nationale en matière d’infrastructures numériques, de télécommunications, de services postaux et de développement des TIC. Le MNDPT collabore avec l’autorité de régulation (ARTEC) pour la délivrance des licences et la mise en œuvre des normes, et il dirige des initiatives telles que le déploiement des identifiants numériques et la stratégie de gouvernement électronique.
Autorité de Régulation des Technologies de Communication (ARTEC)
L’ARTEC est l’autorité de régulation du secteur des télécommunications à Madagascar. Elle délivre les licences et veille au respect des réglementations dans les domaines des télécommunications et du spectre radioélectrique. Elle encourage également l’adoption de nouvelles technologies TIC et gère l’attribution des fréquences. Elle fonctionne sous la tutelle du ministère du Développement Numérique (MNDPT).
Unité de Gouvernance Digitale (UGD/DGU)
Créée en 2020 sous l’autorité de la présidence, l’Unité de Gouvernance Digitale est chargée des aspects techniques et de la mise en œuvre concrète de la transformation numérique du secteur public. Elle a pour mission de développer des plateformes d’e-gouvernement (comme le portail d’entreprise Orinasa), de mettre en œuvre des standards d’interopérabilité (par exemple X-Road) et de renforcer les capacités numériques. L’UGD travaille avec l’ensemble des ministères pour numériser les services selon une approche centrée sur l’utilisateur, en formant le personnel informatique et en déployant des plateformes partagées (paiements, identifiants, etc.).
Commission Malagasy de l’Informatique et des Libertés (CMIL)
La CMIL est l’autorité nationale de protection des données prévue par la loi. Créée par le décret n° 2023-1541, elle sera chargée d’appliquer la loi de 2014 sur la protection des données personnelles. Son mandat consiste à veiller au respect de la vie privée des données et à sanctionner les infractions. Elle sera composée de membres issus du pouvoir législatif, du système judiciaire et de la société civile. Bien qu’indépendante, la commission n’est pas encore pleinement opérationnelle (les membres sont en cours de nomination). Une fois en activité, la CMIL assurera la surveillance des responsables du traitement des données dans les secteurs public et privé liés aux TIC.
Agences de lutte contre la cybercriminalité
Bien qu’il ne s’agisse pas d’organismes réglementaires distincts, Madagascar dispose d’unités spécialisées dans la lutte contre la cybercriminalité. Les principales sont l’unité cybercriminalité du Ministère de la Communication et de la Culture, ainsi que la division cybercriminalité de la Gendarmerie/Police.
Réglementations
Le cadre réglementaire national du secteur numérique à Madagascar comprend :
Loi sur la protection des données personnelles
La Loi n° 2014-038 sur la protection des données à caractère personnel accorde aux individus des droits sur leurs informations personnelles et définit les données sensibles (notamment les données biométriques et de santé). En pratique, cette loi reste largement inactive : aucun décret d’application n’a été promulgué, ce qui limite considérablement sa mise en œuvre. La loi prévoit une autorité nationale, la Commission Malagasy sur l’Informatique et les Libertés (CMIL), chargée de veiller à la protection des données.
Loi sur la cybersécurité et cybercriminalité
Le cadre juridique malgache en matière de cybersécurité repose sur la Loi n° 2014-006 sur la lutte contre la cybercriminalité. Adoptée à la mi-2014, cette loi incrimine plusieurs infractions informatiques : accès illégal, atteinte aux données ou aux systèmes, interception illicite, usage abusif de dispositifs, fraude informatique ainsi que divers délits liés au contenu (y compris la diffamation en ligne visant des responsables publics).
Loi sur la Signature Électronique
Madagascar a mis en place une réglementation sur les transactions électroniques. En novembre 2014, le Parlement a adopté deux lois complémentaires : la Loi n° 2014-024 sur les transactions électroniques et la Loi n° 2014-025 sur la signature électronique. Cette dernière assimile explicitement les signatures électroniques sécurisées aux signatures manuscrites, définit les exigences pour les autorités de certification et autorise les certificats électroniques étrangers s’ils sont reconnus mutuellement.
Cadre d’Interopérabilité de l’E-Gouvernance
En 2022, l’Unité de Gouvernance Numérique a publié le premier Cadre National d’Interopérabilité de Madagascar. Ce Cadre d’Interopérabilité fixe des normes techniques et organisationnelles pour l’échange de données entre institutions publiques. Il définit des principes fondamentaux (réutilisation des standards, « interopérabilité dès la conception », etc.) et une gouvernance destinée à orienter l’ensemble des projets de gouvernement numérique. En complément, Madagascar a également adopté en 2022 le document Normes et Standards d’Interopérabilité, qui précise les standards nationaux applicables aux services numériques de l’État — incluant des normes techniques pour un échange de données sécurisé et standardisé (tels que TLS, JSON/API web, fuseaux horaires, méthodes d’authentification, métadonnées, et cohérence sémantique) entre les institutions publiques.
Stratégies
En 2006, le Gouvernement de Madagascar a lancé son tout premier programme national de gouvernance électronique, intitulé Programme National E-Gouvernance. Ce programme prévoyait une refonte globale de la politique TIC de l’État et de son infrastructure technologique, incluant l’amélioration du matériel informatique des administrations et la formation des agents publics aux outils numériques (e-administration).
En 2019, Madagascar a publié une nouvelle Stratégie Nationale d’E-Gouvernance, visant à accroître l’efficacité, l’accessibilité et la transparence des services publics à l’aide d’outils numériques. La stratégie promeut l’utilisation du modèle TCV (Temps, Coût, Visites), inspiré de l’expérience du Bangladesh, comme indicateur de suivi. Elle a été élaborée en collaboration avec plusieurs institutions, notamment le PREA, l’ANRE, les directions générales des impôts et de l’administration territoriale, le Ministère de la Justice, le département des systèmes d’information de la CNaPS, ainsi que des enseignants de l’École Nationale d’Informatique de Fianarantsoa.
La stratégie couvre plusieurs dimensions : renforcement du cadre organisationnel et de la coordination interinstitutionnelle, révision et élargissement du socle juridique et réglementaire (incluant la création d’une autorité de certification et de nouvelles règles pour la gouvernance des données), modernisation du système fiscal à travers les déclarations électroniques et les paiements mobiles, amélioration de l’infrastructure technique (par exemple le e-GovLab, une cellule de réponse aux incidents informatiques), et promotion d’une culture numérique à tous les niveaux de l’éducation et de la gouvernance.
Bien que la stratégie ne définisse pas de délais fixes, elle établit des objectifs indicatifs — comme le développement, en quatre ans, d’une plateforme prototype réunissant les services publics, concrétisé par le lancement du portail Torolalana en 2021.
Le Plan Stratégique du Numérique 2023–2028 constitue la feuille de route globale de Madagascar pour devenir d’ici 2028 une société et une économie inclusives, portées par le numérique. Le plan vise à étendre l’accès au haut débit sur l’ensemble du territoire, à moderniser l’administration publique via des plateformes numériques, et à faire passer la contribution du secteur numérique au PIB de moins de 1 % à 6 %.
La stratégie repose sur trois objectifs principaux : (1) Combler les fractures numériques grâce à une connectivité universelle et à l’alphabétisation numérique, en particulier dans les zones rurales ; (2) Moderniser l’administration par la gouvernance électronique, les systèmes d’identification numérique et des plateformes citoyennes intégrées ; (3) Renforcer la redevabilité publique en numérisant les procédures et en réduisant la corruption par l’automatisation et la traçabilité des services.
Intégration des services publics
Le site Torolalana, lancé en 2021, a été conçu comme un point d’entrée unique pour accéder aux services publics numériques. En 2025, il propose des informations sur 41 services publics, classés par secteur et par type de procédure. Toutefois, la plateforme reste en cours de développement et joue actuellement davantage un rôle de portail d’information qu’un rôle de prestataire de services entièrement numériques. Les utilisateurs peuvent consulter des fiches détaillées pour chaque service, incluant les documents requis, les étapes de la procédure, les frais applicables et les délais estimés.
Les services accessibles entièrement en ligne incluent l’enregistrement des entreprises, l’inscription à la vaccination et la demande de carte de producteur. Consciente des défis d’ordre infrastructurel, technologique et social, l’UGD a adopté une approche multicanal afin d’assurer un accès inclusif aux services publics, indépendamment de la disponibilité des ressources numériques. Ainsi, en plus du site web, les informations peuvent être obtenues via un centre d’appel ou par message texte (SMS).
Source : Torolalana
En 2023, en partenariat avec l’e-Governance Academy, l’UGD a lancé l’initiative X-Road, une solution d’interopérabilité destinée à faciliter la gouvernance numérique et la fourniture des services publics. Elle permet l’échange de données entre les systèmes d’information et assure l’interopérabilité entre différentes institutions et agences gouvernementales.
Par ailleurs, l’UGD, en partenariat avec Paositra Malagasy (la poste nationale), a commencé à tester des guichets d’assistance hors ligne appelés Mahatoky (qui signifie « confiance » en malgache), installés dans des bureaux de poste. Le projet est soutenu par Public Digital (Royaume-Uni). En février 2024, le service était testé dans 4 bureaux de poste, avec 400 opérations réalisées et 206 comptes citoyens créés. L’UGD prévoit d’équiper les agents Mahatoky avec le matériel, les compétences et une version dédiée de la plateforme Torolalana, afin qu’ils puissent accéder aux services publics numériques pour le compte des citoyens. Ces derniers pourront notamment y obtenir des informations sur des démarches telles que la demande de permis de construire, les prestations sociales ou les aides financières pour étudiants.
Les TIC dans le secteur de la santé
La Stratégie Nationale de Santé Digitale de Madagascar pour la période 2023–2027 vise à renforcer le système de santé et à garantir des services de soins efficaces et accessibles à tous grâce aux outils numériques. Cette stratégie actualisée s’appuie sur les leçons tirées des initiatives précédentes et répond à de nouveaux besoins, notamment à la lumière de la pandémie de COVID-19, qui a mis en évidence la nécessité de numériser les activités et les services de santé. La vision générale est que la santé numérique soit pertinente, harmonisée, accessible, abordable et durable, au service du bien-être de la population malgache.
La stratégie s’articule autour de quatre axes stratégiques principaux, chacun comportant des objectifs spécifiques et des projets clés :
- Renforcer la gouvernance en santé digitale
Cet axe vise à établir un cadre solide pour les interventions en santé numérique, en assurant une mise en œuvre, un suivi et une évaluation coordonnés, ainsi que le développement et la diffusion de normes et standards appropriés.
Objectifs spécifiques :
- Mettre en place les dispositions nécessaires pour renforcer la gouvernance numérique : cela comprend la mise à jour ou l’élaboration de textes juridiques concernant la santé numérique et la télémédecine, la création de cadres normatifs et procéduraux, ainsi que la mise en place de mécanismes de coordination entre les parties prenantes ;
- Développer l’e-Participation : un projet clé consiste à fournir aux usagers un outil numérique visant à renforcer la transparence et à faciliter leur participation dans le domaine de la santé.
- Développer des solutions technologiques de santé et promouvoir la santé digitale
Cet axe porte sur la définition de l’architecture nationale de la santé numérique, la numérisation des services de santé prioritaires, et la promotion active de la santé numérique auprès de la population et des acteurs concernés.
Objectifs spécifiques :
- Développer des solutions technologiques : les projets incluent la mise en œuvre d’un plan d’urbanisation des systèmes d’information, la numérisation des services de santé prioritaires, et la mise à disposition d’outils numériques destinés aux patients pour améliorer l’accès aux soins ;
- Promouvoir la santé numérique : cela passe par la réalisation de campagnes d’information et de sensibilisation, ainsi que par la promotion de la recherche en santé numérique.
- Disposer de ressources adéquates affectées à la santé digitale tout en respectant les normes établies
Cet axe vise la modernisation des infrastructures numériques de santé et le renforcement des capacités de tous les acteurs impliqués.
Objectifs spécifiques :
- Moderniser les infrastructures de santé numérique : les projets clés comprennent le renforcement et la standardisation des infrastructures de communication et des équipements TIC dans les établissements de santé ;
- Améliorer la qualité des interventions des acteurs : cela inclut la normalisation des effectifs en professionnels de la santé numérique et le renforcement de leurs compétences par des programmes de formation.
- Développer des mécanismes favorisant un financement suffisant et pérenne pour la santé digitale
Ce dernier axe est essentiel pour garantir la viabilité à long terme des initiatives de santé numérique grâce à un financement robuste et durable.
Objectifs spécifiques :
- Mettre en place un mécanisme de financement innovant : les projets portent sur l’élaboration de nouveaux modèles de financement et sur le renforcement de la collaboration intersectorielle dans le financement de la santé numérique ;
- Augmenter la part du financement allouée à la santé numérique : cela inclut le plaidoyer pour des subventions nationales, la mobilisation de financements de partenaires, ainsi que l’alignement et la coordination des investissements dans ce domaine.
En mars 2025, le Gouvernement de Madagascar a officiellement lancé un projet national de numérisation des hôpitaux. Cette initiative est menée conjointement par le Ministère de la Santé Publique et le Ministère du Développement Numérique, des Postes et des Télécommunications, témoignant d’un fort engagement interinstitutionnel en faveur de la modernisation des infrastructures sanitaires. Le Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona et le Centre Hospitalier Universitaire d’Analakely de Soins et de Santé Publique ont été sélectionnés comme sites pilotes de ce programme ambitieux. Ces établissements servent de bancs d’essai pour le déploiement d’outils numériques visant à améliorer la gestion des patients, les flux cliniques et l’interopérabilité des données médicales.
Des avancées supplémentaires ont eu lieu en mai 2025. Une réunion de travail stratégique a été organisée pour discuter de l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la santé publique, dans le cadre de la révision du Plan de Travail Annuel Budgétisé 2025 du projet malgache de gouvernance numérique et de gestion de l’identité, connu sous le nom de PRODIGY. Cette rencontre a mis en évidence l’importance croissante de l’IA et des solutions numériques pour améliorer la prestation des soins, la gestion des données et la mise en œuvre des politiques de santé à travers le pays.
Le même mois, le gouvernement malgache a renforcé son écosystème de santé numérique en concluant un partenariat avec le Health Information Systems Programme de l’Université d’Oslo (HISP UiO). Cette collaboration porte sur le soutien à la numérisation de la plateforme One Health et du système national d’information des laboratoires. La plateforme One Health joue un rôle clé dans l’intégration des données sur la santé humaine, animale et environnementale, afin de permettre une surveillance et une réponse globales face aux maladies. Le financement de la Banque mondiale – Madagascar garantit la durabilité et l’évolutivité de ces systèmes, qui visent à améliorer le partage des données en temps réel, la précision des diagnostics et la prise de décisions fondée sur des preuves.
Outre la numérisation institutionnelle, les organisations non gouvernementales ont également largement contribué à l’élargissement de l’accès à la santé numérique. En 2022, l’ONG américaine Population Services International (PSI) a lancé la plateforme numérique e+zaho. Celle-ci fournit des conseils et des informations gratuits et accessibles sur des sujets clés de santé publique, notamment la planification familiale, la santé sexuelle et reproductive, le paludisme, la COVID-19, les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/SIDA. En s’appuyant sur les technologies mobiles et web, e+zaho donne aux individus les moyens d’accéder à des informations fiables et de se connecter aux services de santé, comblant ainsi les lacunes en matière d’information.
La numérisation du secteur de la santé est également soutenue par des bailleurs de fonds internationaux. Entre 2014 et 2019, le Maternal and Child Survival Program (MCSP) a travaillé en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé Publique pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Une innovation majeure a été l’introduction d’un tableau de bord numérique pour le suivi de huit indicateurs de qualité des soins dans les Centres de Santé de Base (CSB) et les Centres Hospitaliers de District (CHD). Les agents de santé ont été formés à l’utilisation de téléphones mobiles simples pour transmettre les données issues des registres standards et des rapports mensuels d’activités (RMA) via la plateforme DataWinners. Cette collecte de données en temps réel a permis un retour d’information rapide, des interventions ciblées et une amélioration continue de la qualité des soins maternels et infantiles.
Des solutions numériques ont également été mises en œuvre pendant la pandémie de COVID-19. Le site Vaksiny est une plateforme numérique conçue pour faciliter la gestion de la campagne de vaccination contre la COVID-19 à Madagascar. Elle propose plusieurs services, notamment l’inscription des citoyens à la vaccination, la prise de rendez-vous, et le suivi de l’administration des doses. Une de ses fonctionnalités essentielles est la gestion et la délivrance des certificats officiels de vaccination contre la COVID-19, qui servent de preuve de vaccination pour les usagers.
Source : Vaksiny
Les TIC dans l’éducation
Le système de gestion de l’information éducative a été mis en place en 2000 dans le cadre du programme de l’UNESCO intitulé Système d’information aux fins de gestion et renforcement des capacités de gestion de l’éducation de base pour tous.
Le site web du Ministère de l’Éducation Nationale permet de consulter les résultats des examens. La plateforme comprend également un sondage destiné à évaluer l’efficacité du service.
Source : Ministere de l’education nationale
Il est possible d’accéder à des ressources électroniques via la Bibliothèque numérique malgache. Les contenus pédagogiques y sont classés par niveau scolaire et par domaine d’étude. Toutefois, la base de données proposée sur cette plateforme reste relativement limitée.
Source : Bibliothèque numérique
Le site du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique (MTEFOP) permet de vérifier si un diplôme ou un titre bénéficie d’un arrêté d’équivalence administrative délivré par la Commission nationale d’équivalence administrative des titres (CNEAT).
Source : MTEFOP
En 2022, le Ministère de l’Éducation, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique, l’Office National de la Nutrition, l’UNICEF et Capsule (fournisseur de solutions numériques en santé, acquis par PHILIPS en 2021), a lancé un logiciel destiné aux bilans médicaux électroniques et au suivi nutritionnel systématique des élèves.
Dans le cadre du financement additionnel du Projet d’appui à l’éducation de base à Madagascar approuvé par la Banque mondiale en 2020, la promotion de l’usage des technologies numériques pour le suivi de la distribution des manuels scolaires a été mise en avant.
Identification et biométrie
En 2020, la Banque mondiale a approuvé un prêt de 143 millions de dollars pour financer le Système de gouvernance numérique et de gestion de l’identité à Madagascar (PRODIGY). Le projet vise la mise en place d’un système de gestion de l’identité, intégrant l’enrôlement biométrique, la collecte de données, le développement des infrastructures numériques, ainsi que la production de cartes d’identité.
Selon un rapport de la Banque mondiale, en décembre 2023, 0,01 % de la population disposait d’une carte d’identité numérique. Lors des phases pilotes menées à Antananarivo et Toamasina, 3 000 nouveau-nés ont reçu des copies d’actes de naissance comportant un numéro d’identification unique. L’extension à d’autres sites pilotes est actuellement en cours. La date de clôture officielle du projet est fixée au 31 décembre 2024.
En 2022, le Ministère du Développement Numérique, des Postes et des Télécommunications (MNDPT) a signé un mémorandum d’entente avec la plateforme indienne MOSIP (Modular Open-Source Identification Platform). MOSIP accompagnera le MNDPT dans la conception, le développement, l’installation et la maintenance du système d’identification pilote. Elle fournira le code source, la documentation, ainsi qu’un appui technique à l’équipe malgache. Le projet pilote prévoit l’enrôlement de 1 000 personnes.
En 2023, la Banque mondiale a organisé un échange d’expériences entre Madagascar et la Namibie, afin de permettre au Centre National de l’État Civil et de l’Identité (CNECI) malgache de tirer des enseignements de l’expérience namibienne dans la mise en place d’un système d’identification numérique.
E-Justice
L’Union européenne (UE) soutient activement la volonté de Madagascar de moderniser et de numériser son système judiciaire. Une pierre angulaire de cette modernisation est le déploiement de logiciels juridiques spécialisés dans les juridictions du pays. Trois applications principales — LOGIPENAL (pour les affaires pénales), ILO (pour les affaires administratives) et INFOTF (pour les affaires financières) — ont été installées depuis 2018 dans six juridictions administratives, six tribunaux financiers, six tribunaux de première instance situés dans les capitales provinciales, ainsi qu’au Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Ces outils sont accompagnés d’un équipement informatique modernisé et d’infrastructures de soutien, garantissant un fonctionnement judiciaire plus efficace et une meilleure intégrité des données.
Ce projet de numérisation, financé par l’UE à hauteur de 149 750 € (environ 171 600 USD), vise spécifiquement à assurer le bon fonctionnement de ces logiciels dans 20 juridictions informatisées (dont six tribunaux administratifs, six tribunaux financiers, six tribunaux de première instance en province et deux pôles anti-corruption).
Le 30 mai 2025, le Ministère de la Justice a lancé le site jurisprudence.justice.gov.mg, une plateforme numérique regroupant plus de 1 130 décisions de la Cour Suprême rendues entre 2009 et 2019. Ce portail a été développé en partenariat avec les institutions judiciaires malgaches, l’association Mouvement pour l’Éthique et la Déontologie de Madagascar (MEDEM), le Conseil de l’éthique et de la déontologie (CED), le PNUD et l’USAID. L’objectif est de rendre les décisions majeures en matière civile, commerciale et sociale facilement accessibles aux magistrats, avocats, universitaires, étudiants et au grand public. En offrant une ressource intuitive et ouverte, la plateforme vise à accroître la transparence, garantir une plus grande cohérence dans les décisions de justice et renforcer la confiance du public dans le système judiciaire malgache.
Source : Jurisprudence Madagascar. Liste des décisions commerciales
E-Procurement et G2B
Dans le cadre du Projet de renforcement institutionnel visant la bonne gouvernance 2005–2012 (PRIBG), appuyé par la Banque africaine de développement (BAD), la gestion des marchés publics a fait l’objet d’une numérisation. Le Système Informatisé de Gestion des Marchés Publics (SIGMP) est devenu opérationnel en 2010. Toutefois, selon le rapport de clôture du projet, l’utilisation du logiciel n’a pas permis d’améliorer l’efficacité du processus, qui est resté essentiellement fondé sur des procédures papier. L’usage du SIGMP a en outre été limité par l’insuffisance de la connectivité et les coupures d’électricité, notamment en dehors de la capitale.
En 2021, Madagascar a mis en place un Portail de passation des marchés publics en ligne, avec le soutien financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de la Banque mondiale. D’après cette dernière, les marchés publics représentaient 5 % du PIB de Madagascar en 2020, un chiffre relativement bas (à titre de comparaison, en Afrique du Sud, les achats publics ont représenté 15 % du PIB pour l’exercice budgétaire 2021/2022).
Orinasa est une plateforme numérique développée par le Conseil pour le Développement Économique de Madagascar (EDBM), en collaboration avec l’Unité de Gouvernance Digitale (UGD) et avec le soutien de la Banque mondiale dans le cadre du projet PRODIGY. Elle permet l’enregistrement en ligne des entreprises, le dépôt des demandes, l’utilisation de la signature électronique et le paiement des frais. Selon les informations de la Banque mondiale, en juin 2022, environ 1 000 entreprises s’étaient enregistrées via Orinasa depuis son lancement en novembre 2021.
Le 14 septembre 2023, la Banque africaine de développement a lancé une plateforme numérique pour favoriser les liens commerciaux interentreprises à Madagascar. Intitulée Mada Business Linkage, cette plateforme B2B interconnecte les entreprises enregistrées opérant sur le territoire malgache. Elle s’adresse aux sociétés à la recherche de fournisseurs ou de sous-traitants, tout en offrant une meilleure visibilité aux entreprises souhaitant établir des partenariats. Cette initiative s’inscrit dans le Programme de mise en relation des PME de la BAD, qui vise à favoriser la croissance des petites et moyennes entreprises, promouvoir un développement économique à grande échelle, et créer davantage d’emplois pour les femmes et les jeunes dans les secteurs clés.
E-taxes
Le processus de mise en œuvre des services fiscaux numériques a été amorcé dans le cadre du Projet de renforcement institutionnel visant la bonne gouvernance, soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) entre 2005 et 2012. Le Système intégré standardisé d’administration fiscale gouvernementale (Standard Integrated Government Tax Administration System, SIGTAS) a été déployé dans trois Centres Régionaux de Services aux Entreprises. Cependant, sa mise en œuvre est restée partielle en raison de la non-livraison d’une partie de l’équipement informatique nécessaire.
À ce jour, les efforts de Madagascar pour moderniser ses finances publiques sont guidés par un plan stratégique décennal : le Plan Stratégique de Modernisation de la Gestion des Finances Publiques (SNMGFP), élaborée par le Ministère des Finances en 2022.
e-Hetra est une plateforme numérique de déclaration et de paiement des impôts à Madagascar, lancée en 2019 avec le soutien de la Banque mondiale, de la GIZ (Allemagne), du PREA, du Fonds d’Innovation de la Direction Générale des Impôts et du PNUD. La plateforme utilise un logiciel développé par Ika Technology (France). Il s’agit d’un portail en ligne permettant aux contribuables de déclarer et de payer leurs impôts par voie électronique. Elle est gérée par la Direction Générale des Impôts de Madagascar et s’inscrit dans les efforts de modernisation de l’administration fiscale et d’amélioration de la mobilisation des ressources internes. Toutes les banques commerciales de Madagascar sont connectées au système.
Un service mobile complémentaire baptisé « HETRA on phone » (eHetraPhone) a été lancé en 2021 afin de permettre la déclaration fiscale par smartphone, avec un déploiement prévu dans toutes les régions. La loi de finances 2022 a explicitement prévu l’extension d’e-Hetra et de ses modules connexes (e-déclaration, e-paiement) aux services fiscaux régionaux. En parallèle, un module numérique « e-bilan » pour le dépôt des états financiers et un système e-crédit TVA pour le remboursement des crédits de TVA ont été mis en place à partir de 2022.

Source : e-Hetra
Numérisation de l’agriculture
Les terres agricoles représentent 70 % de la superficie totale de l’île. En 2023, l’agriculture restait l’activité principale de subsistance pour plus de 85 % des Malgaches et contribuait à près de 30 % du PIB.
Cependant, à ce jour, la majorité des droits fonciers ne sont pas officiellement enregistrés, et la gestion des terres s’effectue selon deux canaux :
a) l’administration foncière, responsable des propriétés publiques et privées titrées ;
b) les communes, chargées de la gestion des propriétés privées non titrées.
Depuis 2005, le Gouvernement malgache mène une réforme du régime foncier en faveur de la décentralisation. Dans ce cadre, la Banque mondiale a lancé en 2016 le Agriculture Rural Growth and Land Management Project, pour soutenir les efforts du gouvernement visant à fournir aux agriculteurs des documents fonciers. En novembre 2023, plus de 570 000 certificats fonciers avaient été délivrés dans le cadre du projet. L’objectif est d’atteindre 1 390 000 certificats d’ici juin 2024.
Les nouveaux certificats, appelés Karatany, comportent des codes QR individuels, permettant d’assurer leur sécurité en cas de perte ou de vol. Les informations contenues dans ces QR codes serviront de base à la constitution du système national de gestion de l’information foncière. Pour poser les bases de la numérisation de la gestion foncière, des équipements (ordinateurs, imprimantes, kits solaires) ont été distribués à 291 communes dans 14 régions de Madagascar.
Le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MINAE) accorde une attention croissante à l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le secteur agricole. En 2023, le ministère a signé un accord de partenariat avec le MNDPT et l’Association Agritech. Le ministre Harifidy Janset Ramilison a également annoncé l’élaboration en cours d’une stratégie nationale d’e-agriculture.
Parmi les projets déjà mis en œuvre figure l’introduction de la Carte de Producteur, permettant de suivre les activités agricoles et les soutiens reçus. La plateforme Torolalana permet de déposer une demande de carte. Il s’agit d’un document d’identification et d’authentification des producteurs agricoles à Madagascar. Son obtention n’est pas obligatoire, mais elle est requise pour tout producteur bénéficiant d’un appui de l’État. Le ministère a aussi lancé le numéro vert 321, permettant de diffuser des calendriers agricoles et de fournir des conseils techniques.
Le Programme de Transformation de l’Agriculture Malgache (PIAM) de 2020 et l’Initiative pour la Résilience des Producteurs mentionnent la création d’une plateforme numérique destinée aux acteurs du secteur agricole, permettant la collecte, la gestion et le partage de l’information.
Le Gouvernement de Madagascar s’est également associé à PIC-TIC pour mettre en place des Points d’Information et de Formation utilisant les TIC (PIF-TIC), où les agriculteurs sont formés à l’utilisation d’outils numériques.
Source : Torolalana
Internet de l’Environnement
Selon l’UNICEF, Madagascar fait partie des pays extrêmement exposés aux risques climatiques et environnementaux.
Le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) est l’organisme chargé de la gestion des catastrophes sur l’île. En 2016, en collaboration avec le PNUD, le pays a élaboré sa Stratégie Nationale de Gestion des Risques et des Catastrophes pour la période 2016-2030. Celle-ci prévoit la mise en place d’un système informatisé d’archivage contenant des informations sur les caractéristiques morphométriques des catastrophes, leurs conséquences et leurs impacts ; ainsi que le développement d’un système intégré de génération et de gestion des données relatives à la réduction des risques de catastrophes.
Le Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophes (UNDRR) a apporté son soutien au gouvernement malgache pour la mise en ligne d’une base de données recensant les pertes liées aux catastrophes, dans laquelle plus de 2 200 événements ont été enregistrés depuis 1982. Cette base a permis d’identifier les dégâts provoqués par chaque type d’aléa : les cyclones, qui représentent environ 40 % des cas répertoriés, sont responsables de plus de 65 % des décès et de plus de 90 % des personnes affectées.
Face à la multitude de systèmes d’alerte précoce existants sur l’île (comme Medair), Madagascar vise à mettre en place un système intégré et cohérent afin d’assurer une collaboration efficace entre les parties prenantes. À cette fin, un atelier sur la conception, la gestion et la coordination du mécanisme d’alerte précoce s’est tenu à Antananarivo en mai 2023.
Par ailleurs, pour faire face aux épisodes de sécheresse, la FAO a mis en place en 2017 un système d’alerte précoce destiné à atténuer les risques. Les données de SISAV, un système d’information sur la sécurité alimentaire mis en œuvre par la FAO, ont été croisées avec les prévisions pluviométriques ainsi que des indicateurs agricoles et de vulnérabilité afin d’identifier les ménages à risque et planifier les interventions.
Monnaie numérique
La banque centrale malgache mène, depuis 2021, des études sur les différentes modalités d’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) – l’e-Ariary. L’étude de mise en œuvre a été confiée à l’agence de conseil Bearing Point, basée à Amsterdam. À ce jour, le projet reste en phase de conception et de recherche. L’e-Ariary devrait être distribué via un modèle de distribution intermédiée. Bien que le prestataire chargé de mener le projet pilote ait été sélectionné à la suite d’un appel d’offres lancé par la Banque Centrale de Madagascar, le contrat n’a pas encore été finalisé. La Banque poursuit les discussions avec le prestataire pour évaluer la pertinence de la solution proposée, au regard du contexte local et de l’architecture envisagée.
Solutions d’Intelligence Artificielle en service
L’intelligence artificielle (IA) émerge comme un sujet d’intérêt national dans les discours et les projets de politique publique à Madagascar. En avril 2024, le ministre du Développement numérique a qualifié l’IA « d’opportunité stratégique majeure » et a appelé à une adoption éthique de cette technologie par les administrations et les entreprises. Le Plan Stratégique Numérique 2023–2028 du gouvernement reconnaît également l’importance d’une initiative nationale en matière d’IA. De plus, l’accord signé en mai 2024 avec la France (Institut ESTIA et Université Côte d’Azur) a lancé une étude de faisabilité pour la création d’un Institut International de l’Intelligence Artificielle à Madagascar. Cette initiative en partenariat public-privé (ministère, entreprises technologiques locales telles que Datum/ArkeUp et monde académique) vise à générer de la recherche, de l’innovation et des compétences qualifiées en IA, comblant ainsi le déficit de talents dans ce secteur.
Le ministre porte également un programme de formation aux compétences numériques, avec l’objectif de former chaque année 3 000 personnes dans les domaines avancés des TIC – incluant l’IA et l’informatique en nuage – en partenariat avec la Société Financière Internationale (IFC) et des prestataires privés.
Des projets pilotes concrets sont déjà en cours. L’administration des douanes figure parmi les premiers utilisateurs : avec l’appui technique du FMI (avril-mai 2025), les Douanes malgaches intègrent des outils d’IA (reconnaissance d’images, « scan intelligent » et évaluation des risques optimisée par IA) dans leurs procédures de dédouanement. Ces systèmes auraient permis d’augmenter les recettes de janvier 2025 de 68 %.
Défis
Perspectives
Faible niveau de compétences numériques : Un autre défi majeur réside dans le faible niveau de culture et de compétences numériques au sein de la population. Madagascar se classait au 123ᵉ rang mondial dans l’indice Digital Skills Gap de 2021. Ce déficit est aggravé par des programmes scolaires mal alignés avec les besoins du marché, des ressources financières limitées pour la formation, un fort taux de rotation du personnel dans l’administration publique – ce qui décourage les investissements des employeurs dans la formation – et une fuite des cerveaux, rendant difficile le recrutement de formateurs qualifiés, en particulier dans des domaines avancés comme l’intelligence artificielle.
Fonctionnalité et accès limités aux services : Bien que des plateformes comme Torolalana servent de points d’accès centralisés aux services publics, leur fonctionnalité reste restreinte. La majorité des services ne sont pas entièrement numérisés, obligeant souvent les usagers à être redirigés vers des sites externes ou à finaliser les démarches hors ligne. Torolalana lui-même n’offre un accès complet en ligne qu’à un nombre limité de services, jouant principalement un rôle informatif. De plus, le coût élevé des smartphones de base (87 % du revenu mensuel moyen) constitue un obstacle majeur à l’équipement numérique, limitant l’accès aux services en ligne pour une large part de la population.
Déficit en enregistrement civil : Une part importante de la population, en particulier les enfants, ne dispose pas d’enregistrement civil, ce qui complique la mise en place de systèmes d’identité numérique fiables, essentiels pour les services d’e-gouvernement. En 2023, les cartes d’identité numériques n’avaient été délivrées qu’à 0,01 % de la population.
Initiatives nationales stratégiques : Des projets phares tels que la solution d’interopérabilité X-Road, le portail de passation électronique des marchés publics, la plateforme fiscale E-Hetra et la plateforme d’immatriculation des entreprises Orinasa témoignent d’une volonté ciblée de numériser les fonctions clés de l’administration. Le site Torolalana et les guichets pilotes Mahatoky installés dans les bureaux de poste illustrent une approche multicanale visant à garantir un accès inclusif aux services publics numériques.
Accent mis sur la littératie numérique et le développement des compétences : Conscient de l’importance du capital humain, le gouvernement, en partenariat avec des organismes internationaux et des entreprises privées, met en œuvre des programmes pour améliorer les compétences numériques. Cela inclut le Programme de formation aux compétences numériques pour les agents publics, les bus TIC dans les zones reculées, ainsi que des initiatives d’intégration de l’éducation numérique dans les programmes scolaires dès le plus jeune âge.
Avancées du cadre juridique : Madagascar a développé un cadre juridique complet pour le secteur numérique, comprenant des lois sur les transactions électroniques, les signatures, la protection des données et la cybersécurité, ainsi que des normes d’interopérabilité. Ce socle réglementaire offre un environnement favorable à des services publics numériques sécurisés et efficaces.
Auteurs:
Daria Sukhova
Nikolai Golovko
Anna Berezhnaya