Chaque Africain compte : initiatives de carte d’identité électronique (e-ID) en Afrique
Les systèmes d’identification numérique deviennent un pilier central de la modernisation du secteur public et de la transformation numérique à travers l’Afrique. Face à une demande croissante à un accès inclusif aux services publics, aux systèmes financiers et aux dispositifs de protection sociale, de nombreux gouvernements africains se tournent vers les solutions d’identité numérique pour combler les déficits d’identité. Ces systèmes offrent une alternative plus rapide, plus sécurisée et plus abordable que les formes traditionnelles d’identification. Selon le rapport Africa Digital Identity Landscape 2022, préparé par la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA), environ 85 % des pays africains disposent aujourd’hui de systèmes d’identification nationale appuyés par des bases de données électroniques, et plus de 70 % collectent déjà des données biométriques dans le cadre de leurs programmes d’identification.
Consciente du potentiel transformateur de l’identité numérique, l’Union africaine en a fait une priorité dans sa vision globale du futur numérique du continent. La Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique (2020–2030) élabore une feuille de route pour construire des économies numériques inclusives et identifie l’identification numérique légale comme un élément clé de cette ambition. Dans cette optique, l’Union africaine a élaboré en 2022 le Cadre d’interopérabilité des systèmes l’identification numérique, destiné à guider les États membres dans la mise en place de systèmes pouvant fonctionner au-delà des frontières, tout en protégeant la vie privée et en soutenant l’inclusion sociale. Ces cadres visent non seulement à harmoniser les normes et pratiques, mais aussi à relier l’identité numérique à des objectifs régionaux majeurs tels que le renforcement du commerce intra-africain via la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’élargissement de la participation des citoyens à la vie économique.
Les progrès, toutefois, sont inégaux. Des pays comme le Bénin, le Ghana ou le Malawi ont réalisé des avancées remarquables, atteignant des taux de couverture importants et intégrant l’identité numérique dans un large éventail de services. D’autres, en revanche, font encore face à des obstacles majeurs : certains en sont seulement à l’étape de mise en place de systèmes d’identification de base, tandis que d’autres peinent avec des lacunes de couverture, des cadres juridiques obsolètes ou un faible niveau de confiance du public. L’infrastructure technique constitue également un goulot d’étranglement fréquent, notamment dans les zones rurales ou mal desservies. Dans ce contexte, l’appui des partenaires au développement s’est révélé crucial. Des organisations telles que la Banque mondiale, à travers son initiative ID4D, et la CEA ont apporté un soutien financier et technique, tandis que le Centre d’excellence numérique de la CEA a permis de réunir gouvernements, opérateurs télécoms et société civile pour partager les enseignements et orienter les politiques publiques.
Néanmoins, à mesure que les systèmes d’identité numérique se déploient, ils soulèvent des questions importantes de droits, de gouvernance et d’inclusion. En l’absence de lois solides sur la protection des données, de mécanismes de contrôle indépendants et d’une véritable redevabilité, ces systèmes peuvent contribuer à l’exclusion des plus vulnérables – voire ouvrir la voie à la surveillance ou à la discrimination. Dans des pays comme le Kenya et l’Ouganda, des initiatives d’identification numérique ont été contestées sur le plan juridique et critiquées par la société civile en raison de préoccupations liées à la vie privée et à des défaillances procédurales. Ces cas rappellent que la construction de systèmes d’identité numérique efficaces ne constitue pas uniquement un défi technique, mais aussi politique et éthique. À l’avenir, les pays africains devront trouver un équilibre entre efficacité et innovation, tout en mettant en place des garanties assurant que ces systèmes fonctionnent pour tous – et non seulement pour les plus connectés ou les plus privilégiés. Les cadres élaborés par l’Union africaine, avec le soutien d’institutions comme la Commission économique pour l’Afrique, constituent une base solide. Toutefois, le succès durable de l’identité numérique en Afrique dépendra de la manière dont ces cadres seront mis en œuvre – et de leur capacité à refléter véritablement les réalités et les droits des populations qu’ils visent à servir.
Cadre réglementaire et d’interopérabilité
À travers l’Afrique, le paysage réglementaire de l’identification numérique évolue rapidement, en réponse à la fois aux normes internationales et aux besoins locaux. Bien que les définitions de l’identité légale varient, un consensus croissant émerge autour de la nécessité de lois solides et flexibles, ainsi que d’institutions capables de soutenir des systèmes d’identification numérique sécurisés et inclusifs. De nombreux gouvernements s’inspirent de modèles internationaux – comme le RGPD de l’Union européenne ou la législation chinoise sur la vie privée – pour traiter des enjeux liés à la protection des données, à la confidentialité et à l’accès aux services.
L’Union africaine joue un rôle central dans cette évolution. À travers le Cadre d’interopérabilité des systèmes l’identification numérique, elle oriente les États membres dans la mise en place de systèmes élargissant l’accès tout en protégeant les droits individuels. Des pays comme le Ghana, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda ou l’Afrique du Sud ont établi des institutions de supervision de l’identité numérique, bien que beaucoup continuent de faire face à des défis en matière de financement, d’autonomie et de capacité à long terme.
Afin de renforcer la confiance, plusieurs pays ont mis en place des autorités nationales de protection des données, chargées d’assurer la conformité et de garantir les standards en matière de vie privée. Cependant, le degré de maturité des cadres juridiques reste inégal, et leur mise en œuvre demeure hétérogène à l’échelle du continent.
L’interopérabilité est devenue une priorité stratégique. Des systèmes d’identification cloisonnés limitent l’impact potentiel de l’identité numérique, en particulier dans les régions où les échanges et les déplacements transfrontaliers sont essentiels. En réponse, le cadre de l’Union africaine établit une norme commune pour la vérification des identifiants légaux au format numérique – conçue pour fonctionner à la fois en ligne et hors ligne. Plutôt que de remplacer les systèmes nationaux, ce cadre les complète tout en respectant pleinement la souveraineté des États.
Au cœur de cette approche se trouve le concept d’identifiants numériques interopérables (IDC-ID) – des identifiants sécurisés et vérifiables pouvant s’intégrer aux systèmes nationaux ou régionaux. Ces identifiants peuvent être conservés sous format numérique ou physique, permettant aux pays de choisir les formats les plus adaptés à leurs infrastructures et à leurs besoins spécifiques.
Le cadre promeut également l’inclusion, en encourageant les États membres à renforcer les systèmes d’identité de base et à développer des solutions alternatives pour les populations actuellement exclues. Sa flexibilité permet une adoption modulable, que ce soit à l’échelle nationale, régionale ou continentale.
Ensemble, les cadres réglementaire et d’interopérabilité de l’Afrique traduisent une volonté claire de bâtir des systèmes d’identité numérique dignes de confiance, inclusifs et évolutifs. En conciliant souveraineté nationale et coordination régionale, ces initiatives posent les bases d’un écosystème d’identité numérique interconnecté à l’échelle du continent.
Défis
Accessibilité et inclusion sociale
Garantir l’accessibilité et l’inclusion sociale dans les systèmes d’identité numérique demeure l’un des défis majeurs en Afrique. À l’échelle mondiale, environ un milliard de personnes ne possèdent toujours pas de documents d’identité de base – la moitié d’entre elles vivent sur le continent africain. L’Afrique présente également certains des plus grands écarts d’identité entre les sexes, et dans de nombreux pays, des millions d’enfants ne sont pas enregistrés à la naissance. Ces lacunes entravent l’accès aux services essentiels et limitent la participation pleine et entière à la vie sociale et économique.
Une variété d’obstacles contribue à cette situation. Pour de nombreux citoyens, les coûts financiers, logistiques et administratifs de l’enregistrement restent prohibitifs. Dans certains cas, les cadres juridiques et réglementaires ont accentué l’exclusion de manière involontaire, poussant des pays comme le Kenya à repenser leur approche. En réponse, plusieurs gouvernements ont entrepris des réformes pour élargir l’accès et mieux connecter les systèmes d’identité de base aux bases de données sectorielles. Au Kenya, par exemple, le système d’identification Maisha Namba améliore l’inclusivité en enregistrant tous les citoyens dès la naissance, garantissant un accès équitable aux services essentiels. Il s’agit d’un progrès important, bien que les résultats à long terme restent à évaluer.
Les défis techniques et infrastructurels viennent s’ajouter. Dans les zones où l’accès à Internet est limité, où l’électricité est instable ou où les niveaux de littératie numérique sont faibles, les systèmes d’identité numérique peuvent s’avérer difficiles à utiliser, voire totalement inaccessibles. Sans adaptation aux réalités locales, de nombreuses personnes risquent d’être exclues à mesure que les services se numérisent.
Parallèlement, l’identité numérique devient un levier central dans l’économie numérique africaine, en pleine croissance et estimée à 360 milliards de dollars américains d’ici 2025 selon la CEA. Elle joue un rôle essentiel dans la sécurisation des transactions et le renforcement de la confiance dans le commerce électronique et les services financiers numériques. Pour que l’identité numérique puisse réellement libérer ce potentiel, elle doit être conçue dès le départ avec des principes d’inclusion, de confidentialité et d’accessibilité – sans quoi elle risque de renforcer les inégalités qu’elle cherche précisément à combler.
Sécurité et droits humains
Le déploiement des systèmes d’identité numérique à travers l’Afrique continue de soulever des questions fondamentales liées à la confidentialité, à la protection des données et aux droits individuels. Si ces systèmes sont souvent présentés comme des outils pour améliorer l’efficacité des services publics, leur mise en œuvre révèle une réalité plus nuancée. De nombreux pays ne disposent pas encore de garanties juridiques ou techniques suffisantes pour protéger les données personnelles. À ce jour, seuls la moitié des États africains ont adopté des lois sur la vie privée, et l’application de ces lois reste faible. Même lorsque des cadres juridiques existent, ils ne sont souvent pas soutenus par des institutions ou des infrastructures techniques capables d’en assurer l’efficacité, exposant les systèmes à des risques d’abus ou de fuites.
Pour les personnes qui ne remplissent pas les conditions strictes d’enregistrement, l’identité numérique peut devenir un obstacle à l’accès aux soins de santé, à l’éducation ou aux services financiers. Dans les contextes où l’obtention d’une identité légale a historiquement été difficile, les systèmes numériques risquent d’accentuer les inégalités plutôt que de les corriger.
Les gouvernements mettent en avant le potentiel économique de l’identité numérique – de la réduction de la fraude à une meilleure planification des services publics. Mais lorsque ces objectifs sont poursuivis sans cadre juridique adéquat, des droits fondamentaux tels que la vie privée, le consentement et l’égalité de traitement peuvent être négligés. Trouver un équilibre entre innovation et protection des droits demeure un défi majeur.
Interopérabilité
Dans de nombreuses régions d’Afrique, les systèmes d’identité numérique ont été développés de manière isolée, selon des cadres juridiques et des conceptions techniques hétérogènes. Il en résulte une incompatibilité fréquente entre les systèmes, compliquant leur utilisation transfrontalière, la coopération régionale et l’accès partagé aux services publics numériques.
Ce manque de coordination limite la portée des systèmes d’identité numérique, notamment dans les domaines du commerce, de la migration ou de la prestation de services publics, où la collaboration régionale devient de plus en plus cruciale. Il engendre également des difficultés pratiques – par exemple, lorsque les données d’identité recueillies dans un pays ne peuvent pas être vérifiées ou reconnues dans un autre.
Les écarts d’interopérabilité sont accentués par les différences en matière d’infrastructure nationale, de priorités politiques et de rythme de transformation numérique. Alors que certains pays progressent rapidement, d’autres sont encore au stade de développement de systèmes fondamentaux, ce qui rend l’harmonisation régionale plus complexe.
Face à ces défis, l’Union africaine appelle à une approche plus cohérente. Des efforts sont en cours pour élaborer des normes juridiques et techniques partagées, destinées à relier progressivement les systèmes nationaux. La création d’une base solide pour l’interopérabilité est perçue comme un jalon essentiel vers la construction de systèmes d’identité numérique fiables, inclusifs et adaptés aux besoins futurs, capables de soutenir les objectifs plus larges d’intégration et de développement du continent.
Initiatives internationales et régionales
Plusieurs initiatives internationales et régionales contribuent à façonner les systèmes d’identité numérique en Afrique, avec un accent mis sur l’interopérabilité, l’inclusion et l’intégration régionale :
- La Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations Unies a lancé une initiative sur l’identité numérique, le commerce et l’économie numérique (DITE) pour harmoniser les normes et promouvoir l’interopérabilité transfrontalière via un Cadre de confiance panafricain en cours de proposition.
- La Smart Africa Trust Alliance (SATA) encourage la reconnaissance mutuelle des identifiants numériques entre pays à l’aide d’un système de certification fédéré, avec des projets pilotes au Bénin, au Rwanda et en Tunisie.
- Le programme WURI (Identification unique pour l’intégration et l’inclusion régionale en Afrique de l’Ouest), financé par la Banque mondiale, soutient la mise en place de systèmes d’identité de base inclusifs et transfrontaliers, visant à élargir l’accès aux services essentiels dans la région.
- La Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) travaille à la reconnaissance mutuelle des systèmes d’identité nationale pour faciliter la mobilité régionale, avec des avancées concrètes au Kenya, au Rwanda et en l’Ouganda. Depuis 2014, ces trois pays acceptent les cartes d’identité nationales comme documents de voyage valides pour les déplacements entre eux.
Financement
Les systèmes d’identité numérique rencontrent des obstacles structurels comparables à ceux du développement de l’écosystème numérique dans son ensemble. Le financement est souvent limité à des projets à court terme, rarement aligné avec les échéances longues nécessaires à une mise en œuvre technologique durable. Le soutien au déploiement à grande échelle reste limité. En parallèle, la planification et la prise de décision s’effectuent souvent de manière fragmentée entre les institutions, avec une coordination minimale entre les parties prenantes. Cette approche morcelée réduit les synergies possibles et compromet la pérennité des solutions numériques à travers les secteurs.
Le Kenya illustre clairement les défis de financement que rencontrent ces systèmes. Malgré un investissement de plus de 10 milliards de shillings kenyans (environ 78,6 millions USD) dans le programme national Huduma Namba, lancé en 2019, celui-ci a subi d’importants revers en 2022–2023 à la suite de coupes budgétaires sévères. En mars 2022, les fonds alloués à la délivrance des cartes ont été réduits de moitié, passant de 1 milliard à 500 millions de shillings. En 2023, le budget global du système a été réduit de 84 %, passant de 680 millions à seulement 106 millions de shillings (environ 5,3 millions à 832 000 USD). Ces réductions illustrent comment un financement par projet, à court terme, peut compromettre le développement d’infrastructures numériques durables, en les privant des ressources nécessaires à leur mise en œuvre et à leur efficacité dans la durée.
La même année, le gouvernement a annoncé un nouveau projet – Maisha Namba, un identifiant personnel unique (UPI) – conçu pour pallier les limites de l’initiative Huduma Namba et proposer une approche plus durable et inclusive de l’identité numérique.
Auteur:
Pavel Bianki
Fayda – Éthiopie
Le système d’identification numérique Fayda transforme en profondeur les modalités d’identification et d’accès aux services en Éthiopie. Lancé dans le cadre du Programme national d’identification (NIDP), avec le soutien de la Banque mondiale, Fayda remplace le système obsolète de cartes d’identité délivrées par les kebeles par une solution numérique conçue pour être plus inclusive, plus sécurisée et adaptée à un usage quotidien.
Chaque résident se voit attribuer un numéro d’identification unique à 12 chiffres, fondé sur des données biométriques (empreintes digitales, scans de l’iris et de l’image faciale), combinées à des informations démographiques de base. Le système adopte une approche de collecte minimale, ne recueillant que les données strictement nécessaires à la vérification de l’identité. En mai 2025, plus de 15,5 millions de personnes étaient enregistrées et plus de 16 millions d’authentifications avaient été réalisées. Cinquante-cinq agences sont déjà intégrées au système, utilisant Fayda pour améliorer la fourniture de services.
Un élément essentiel du système est son accessibilité : l’enregistrement est gratuit, disponible dans tout le pays, et ouvert aux ressortissants comme aux résidents légaux, y compris les réfugiés. Même en l’absence de documents officiels d’état civil, l’inscription est possible grâce à un processus fondé sur des témoins. Les identifiants sont disponibles en plusieurs formats – papier, carte plastique, ou accès numérique via des applications mobiles telles que Telebirr ou la plateforme dédiée de Fayda.
Fayda contribue à réduire l’écart entre les sexes en matière d’accès à l’identité, notamment par le biais de partenariats avec des organisations féminines et la formation d’agentes d’enregistrement, facilitant l’obtention d’une pièce d’identité pour les femmes et leur accès aux services financiers, aux soins de santé et aux programmes sociaux. Les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur du pays, qui ne disposaient souvent d’aucun moyen fiable de s’identifier, bénéficient désormais de campagnes d’enregistrement spécifiques, menées en coopération avec des agences partenaires. Cela a permis de rendre des services essentiels – soins, éducation, hébergement – plus accessibles aux populations les plus vulnérables.
En fournissant une forme d’identité fiable et vérifiable, Fayda renforce également l’intégrité des programmes publics. Il réduit les risques de doublons dans les bases de données et améliore la transparence dans la distribution des prestations sociales. Alors que les services numériques continuent de se développer en Éthiopie, Fayda constitue une infrastructure stable et évolutive, soutenant un accès plus équitable aux services publics et privés.
Carte nationale d’identité biométrique (CNIB) – Bénin
La Carte nationale d’identité biométrique (CNIB) constitue le principal document d’identification officiel au Bénin. Elle est délivrée par l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) et certifie l’identité d’un individu à l’aide d’un Numéro personnel d’identification (NPI) unique, enrichi de données biométriques destinées à renforcer la sécurité et à prévenir la fraude identitaire. La CNIB est obligatoire pour tous les citoyens âgés de 18 ans et plus, mais peut également être délivrée aux mineurs à la demande d’un parent ou tuteur légal.
La CNIB s’inscrit dans un écosystème d’identité plus large, structuré autour du Registre national des personnes physiques (RNPP) et soutenu par un document fondamental – le Certificat d’identification personnelle (CIP) – qui confirme l’enregistrement et l’identité d’une personne au Bénin, sans toutefois être valide pour les déplacements internationaux. Contrairement au CIP, la CNIB sert de pièce d’identité multifonctionnelle, permettant l’accès à un large éventail de services juridiques, administratifs et financiers.
L’infrastructure d’identité numérique du Bénin a été renforcée grâce à des partenariats internationaux, notamment via un financement de la Banque mondiale dans le cadre du programme WURI (Identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest). Ces efforts ont permis la mise en place d’un système sécurisé, interopérable et centré sur le citoyen, conforme aux normes internationales.